Comment ça marche ?

Du BIM au jumeau numérique : quelles données pour entretenir une route ?

Publié le mercredi 30 septembre 2026

Le 21 septembre 2026, l’Association mondiale de la route (PIARC) a lancé un appel à contributions sur les jumeaux numériques appliqués aux routes et à la mobilité. L’enquête cherche des expériences de terrain, y compris des projets pilotes ou suspendus. Elle pose une question concrète aux gestionnaires : quelles données faut-il relier pour mieux entretenir une route ?

Partir de l’état réel de la route

Pour programmer une intervention, connaître la géométrie initiale ne suffit pas. Il faut situer le tronçon, retrouver sa composition et les travaux réalisés, puis confronter ces informations aux inspections et aux mesures récentes. Le BIM peut organiser les caractéristiques de l’ouvrage ; le SIG le situe dans le réseau ; les relevés d’état et l’historique d’entretien renseignent son évolution. Le schéma ci-dessous montre comment ces sources se complètent.

Schéma reliant les données BIM, SIG, inspections et historique de maintenance pour éclairer l’entretien d’une route.
Schéma pédagogique original tpdemain : quatre familles de données utiles à l’entretien routier.

Ce croisement peut aider à repérer un ouvrage à inspecter, à comparer son état actuel aux observations antérieures ou à documenter une décision de maintenance. Il suppose des données à jour, identifiées et compatibles. Un tableau de bord ne remplace ni l’expertise de terrain ni les arbitrages du gestionnaire.

Du BIM au jumeau numérique

Une maquette BIM décrit un actif et structure ses informations. Un jumeau numérique vise à relier cette représentation à des données qui évoluent pendant l’exploitation, pour analyser l’état du système et, selon les outils, tester des scénarios. La Fondation FEREC distingue ainsi le BIM, le SIG et l’apport de données actualisées au jumeau numérique. Toutes les démarches de gestion routière ne sont donc pas des jumeaux numériques.

Dans son rapport sur le BIM et la numérisation de la gestion du patrimoine routier, PIARC décrit des applications existantes, mais aussi les difficultés à déployer le BIM sur des infrastructures linéaires anciennes, particulièrement pendant la longue phase d’entretien.

Une enquête ouverte, pas encore des résultats

L’appel de PIARC du 21 septembre 2026, mené avec l’University College de Londres et l’Université de Birmingham, accepte des systèmes de gestion d’actifs, des suivis d’état et des approches BIM, même s’ils ne portent pas le nom de « jumeau numérique ». Les contributions sont attendues jusqu’au 7 octobre 2026. À ce stade, l’enquête n’a publié aucun résultat : son intérêt est précisément de comparer les pratiques réelles, leurs bénéfices et leurs limites.

Pour revoir les notions de maquette, de données et de cycle de vie d’un ouvrage, consultez le parcours tpdemain Passeport TP BIM 2.0 : Parcours « Junior ».

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