Revégétalisation des espaces urbains
Revégétaliser ne consiste pas uniquement à planter quelques arbres. Parfois, il s’agit de recréer une véritable structure végétale. À Paris, la place de Catalogne accueille désormais une forêt urbaine.

Une place transformée en îlot végétalisé
Le projet transforme radicalement l’ambiance du site avec une forêt urbaine conçue comme un îlot de fraîcheur pour le quartier.
Des chiffres parlants
La place accueille plusieurs centaines d’arbres, des surfaces perméables étendues et des noues végétalisées qui participent à la gestion de l’eau de pluie.
Une adaptation climatique visible
La canopée, les sols perméables et la végétation rendent l’adaptation au changement climatique tangible pour les habitants.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il montre qu’une revégétalisation massive est possible même au cœur d’un tissu urbain dense.
Localisation
Place de Catalogne
Paris 14e
Source
Ville de Paris – Une forêt urbaine prend vie place de Catalogne
https://www.paris.fr/pages/foret-urbaine-place-de-catalogne-la-concertation-est-lancee-19389
Revégétalisation des espaces urbains
La revégétalisation peut aussi concerner des espaces très urbains et très fréquentés. À Rennes, la place du Champ-Jacquet fait partie d’un réaménagement structurant du centre-ville.

Des travaux lourds, un objectif clair
Les travaux engagés sur la place du Champ-Jacquet ont permis de requalifier l’espace public. La phase finale du chantier prévoit la végétalisation de la place, avec l’introduction d’arbres pour créer de l’ombre et améliorer le confort thermique.
Des essences adaptées au cœur de ville
Le projet prévoit la plantation de plusieurs arbres, avec des essences adaptées au milieu urbain dense, dans un secteur historiquement très minéral.
Une végétalisation qui accompagne l’urbanisme
L’aménagement associe surfaces minérales et végétales afin de concilier usages urbains et adaptation climatique.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il montre qu’une place très urbaine peut intégrer le végétal comme une étape clé pour améliorer le confort climatique.
Localisation
Place du Champ-Jacquet
Rennes
Source
Rennes Ville & Métropole – Place du Champ-Jacquet : les travaux sont terminés
https://presse.metropole.rennes.fr/place-du-champ-jacquet-les-travaux-sont-termines/
Revégétalisation des espaces urbains
Dans beaucoup de villes, la revégétalisation ne passe pas forcément par de grands parcs. Elle peut commencer par une simple rue. À Lille, la rue Littré, dans le quartier de Wazemmes, a été transformée pour faire entrer le végétal au plus près du quotidien.

Une rue plus durable et plus apaisée
Le projet vise à améliorer le cadre de vie, sécuriser les traversées et réduire la minéralité. L’aménagement concerne le trottoir entre la rue du Marché et la rue Louis Faure ainsi que le parvis des écoles, sur environ 1 100 m², dont un quart est végétalisé.
Une « bande verte » qui change la perception de la rue
Le cœur du dispositif est une fosse végétalisée créée pour séparer trottoir et chaussée, avec un massif de vivaces, une haie libre et huit grands arbustes à fleurs qui rythment la rue.
Un espace public utile, visible et duplicable
Ce type de transformation est intéressant car il montre qu’on peut obtenir un impact rapide avec des interventions relativement légères.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il illustre une revégétalisation simple, concrète et immédiatement visible, applicable à de nombreuses rues en ville.
Localisation
Rue Littré
Lille
Source
Ville de Lille – Métamorphose paysagère de la rue Littré
https://www.lille.fr/wazemmes/Actualites/Metamorphose-paysagere-de-la-rue-Littre
Îlots de fraîcheur
Dans le sud de la France, l’adaptation à la chaleur est déjà une nécessité. À Montpellier, la collectivité déploie une stratégie ciblée d’îlots de fraîcheur.

Identifier les zones les plus exposées
La ville a identifié des secteurs particulièrement vulnérables aux vagues de chaleur, notamment les quartiers très denses et peu végétalisés.
Multiplier les espaces rafraîchis
Les actions portent sur la création de zones ombragées, la plantation d’arbres, l’installation de fontaines et la transformation d’espaces publics existants en lieux plus frais.
Un enjeu de santé publique
Ces îlots de fraîcheur jouent un rôle clé pour protéger les populations sensibles lors des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il montre comment une ville très exposée à la chaleur anticipe les impacts climatiques par des aménagements simples et ciblés.
Localisation
Espaces publics
Montpellier
Source
Le Journal Toulousain – À Montpellier, la place Max-Rouquette transformée en îlot de fraîcheur
https://www.lejournaltoulousain.fr/occitanie/herault/montpellier/place-max-rouquette-montpellier-337129/
Îlots de fraîcheur
À Bordeaux, la lutte contre la chaleur urbaine s’appuie aussi sur la présence visible de l’eau dans l’espace public.

Des espaces pensés pour rafraîchir
Certains aménagements emblématiques, comme les grandes places réaménagées et les espaces publics proches de la Garonne, intègrent des dispositifs favorisant le rafraîchissement : matériaux clairs, végétation et eau.
L’eau comme élément climatique
La présence d’eau en surface contribue à abaisser la température ressentie grâce à l’évaporation, tout en renforçant l’attractivité des lieux.
Des usages adaptés aux fortes chaleurs
Ces espaces deviennent des points de rassemblement privilégiés lors des épisodes caniculaires, notamment pour les publics les plus vulnérables.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il démontre que l’eau peut être un outil d’adaptation climatique à part entière lorsqu’elle est intégrée intelligemment à l’espace public.
Localisation
Espaces publics du centre-ville
Bordeaux
Source
Rue89 Bordeaux – Face à la canicule, des initiatives bien fraîches à Bordeaux
https://rue89bordeaux.com/2025/08/face-a-la-canicule-des-initiatives-bien-fraiches-a-bordeaux/
Îlots de fraîcheur
Dans une grande métropole dense comme Lyon, la création d’îlots de fraîcheur est devenue un enjeu central d’aménagement.

Des places très exposées à la chaleur
Les places urbaines, souvent très minérales, sont particulièrement sensibles aux épisodes de canicule. Leur transformation constitue un levier rapide pour améliorer le confort thermique.
Plus d’arbres, moins de bitume
La Ville de Lyon a engagé plusieurs projets de désimperméabilisation et de végétalisation de places publiques, avec plantation d’arbres, sols perméables et mobilier urbain repensé.
Ces aménagements permettent de créer des zones ombragées et de réduire la température de surface en été.
Une ville plus respirable
Ces places deviennent des lieux de pause, de rencontre et de fraîcheur, essentiels lors des périodes de fortes chaleurs.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il montre que la requalification d’espaces existants peut produire des effets climatiques positifs rapides, sans étalement urbain.
Localisation
Places publiques
Ville de Lyon
Source
Canicules : végétalisation, ilots de fraîcheur, réseaux de froid urbains… Lyon s’adapte au dérèglement climatique
https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/canicules-vegetalisation-ilots-de-fraicheur-reseaux-de-froid-urbains-lyon-s-adapte-au-dereglement-climatique-3007397.html
Îlots de fraîcheur
À Nantes, la lutte contre les îlots de chaleur passe aussi par la transformation progressive de la voirie.

Des rues conçues pour le rafraîchissement
Dans plusieurs quartiers, la métropole nantaise a engagé des projets de réaménagement intégrant végétation, sols perméables et réduction des surfaces minérales. Ces rues sont pensées comme des corridors de fraîcheur, plus agréables en période de fortes chaleurs.
Végétation, ombrage et eau
Les projets combinent plantations d’arbres, élargissement des espaces verts, matériaux clairs et parfois présence de dispositifs liés à l’eau. L’objectif est de limiter l’accumulation de chaleur et de favoriser l’évapotranspiration.
Un bénéfice immédiat pour les habitants
Ces rues réaménagées offrent des cheminements plus confortables, réduisent les températures ressenties et améliorent la qualité de vie quotidienne.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il illustre comment la voirie peut devenir un levier majeur d’adaptation climatique, au-delà de sa seule fonction de circulation.
Localisation
Différents quartiers
Nantes Métropole
Source
Nantes Métropole – Fortes chaleurs : 270 lieux où se mettre au frais dans la Métropole
https://metropole.nantes.fr/actualites/fortes-chaleurs-270-lieux-ou-se-mettre-au-frais-dans-la-metropole
Îlots de fraîcheur
Face à l’intensification des vagues de chaleur, certaines collectivités transforment des espaces du quotidien en véritables refuges climatiques. À Paris, les cours d’école font partie intégrante de cette stratégie.

Des espaces très minéralisés devenus problématiques
Traditionnellement recouvertes de bitume, les cours d’école accumulent fortement la chaleur en été. Ces surfaces minérales contribuent aux îlots de chaleur urbains, avec des températures bien plus élevées que dans les espaces végétalisés.
Désimperméabiliser et végétaliser les cours d’école
La Ville de Paris a lancé un vaste programme de transformation des cours d’école en « cours oasis ». Le principe est simple : supprimer une partie des revêtements imperméables, introduire des sols perméables, planter des arbres et créer des zones d’ombre.
Ces aménagements permettent de faire baisser significativement la température, tout en améliorant l’infiltration de l’eau de pluie et le confort des usagers.
Des îlots de fraîcheur ouverts au quartier
En période estivale, certaines cours sont ouvertes aux habitants du quartier, devenant de véritables îlots de fraîcheur de proximité accessibles à tous.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il montre comment un équipement public existant peut être transformé rapidement en solution d’adaptation climatique, sans artificialisation supplémentaire.
Localisation
Cours d’écoles parisiennes
Paris
Source
Ville de Paris – Les cours oasis
https://www.paris.fr/pages/les-cours-oasis-7389
Récupération et infiltration des eaux pluviales
À l’échelle d’un quartier entier, il est possible de repenser la place de l’eau dans la ville. L’écoquartier de Clichy-Batignolles en est un exemple emblématique.

Une approche globale de la gestion de l’eau
Dès sa conception, cet écoquartier a intégré des principes de réduction des surfaces imperméables et de gestion des eaux pluviales à la source, dans les rues, les places et les espaces verts.
Infiltrer plutôt qu’évacuer
Les aménagements reposent sur des sols perméables, des noues, des espaces plantés et des zones capables de retenir temporairement l’eau de pluie. L’objectif est de limiter les rejets vers le réseau et de favoriser l’infiltration naturelle dans le sol.
Un quartier plus résilient
Cette approche permet de réduire les risques liés aux fortes pluies, tout en contribuant au rafraîchissement urbain et à l’amélioration du cadre de vie.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il démontre qu’à l’échelle d’un quartier, la reperméabilisation des sols peut devenir un levier structurant d’adaptation au changement climatique.
Localisation
Écoquartier Clichy-Batignolles
Paris 17e
Source
Paris Batignolles Aménagement
Écoquartier Clichy-Batignolles
https://archive-clichy-batignolles.parisetmetropole-amenagement.fr/sites/default/files/exe_cb_dossierpresse-fr_220217.pdf
Récupération et infiltration des eaux pluviales
La gestion des eaux pluviales peut aussi devenir un levier de renaturation urbaine. À Lyon, le parc Jacob-Kaplan en est une illustration concrète.

Par Erclairbair — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=98363266
Transformer une friche en espace perméable
Aménagé sur une ancienne friche industrielle, le parc a été conçu comme un espace public multifonctionnel, intégrant dès l’origine la question de l’eau.
Une infiltration volontaire des eaux de pluie
Le parc intègre une douve paysagère et des zones en creux destinées à recueillir les eaux pluviales provenant des abords. L’eau est stockée temporairement puis infiltrée à travers des matériaux drainants, sans rejet direct vers les réseaux.
Ce dispositif permet de contribuer à la recharge de la nappe phréatique tout en limitant le ruissellement en surface.
Un parc utile face au changement climatique
En plus de son rôle hydraulique, le parc apporte fraîcheur, biodiversité et espaces de détente, renforçant la résilience du quartier face aux vagues de chaleur et aux pluies intenses.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il montre comment un parc urbain peut devenir un véritable outil de gestion de l’eau, au service du climat et des habitants.
Localisation
Parc Jacob-Kaplan
Lyon (Rhône)
Source
Wikipédia – Parc Jacob-Kaplan
https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_Jacob-Kaplan
Récupération et infiltration des eaux pluviales
Les solutions d’adaptation au changement climatique ne concernent pas uniquement les grandes villes. À Rosières-aux-Salines, une démarche de gestion intégrée des eaux pluviales a été mise en œuvre à l’échelle de la voirie communale.

Réduire la pression sur les réseaux
Comme dans de nombreuses communes, les eaux de pluie étaient historiquement collectées puis envoyées vers les réseaux d’assainissement. Cette approche montre aujourd’hui ses limites lors des épisodes pluvieux intenses.
Miser sur l’infiltration locale
La commune a engagé des aménagements favorisant l’infiltration directe des eaux pluviales dans le sol : limitation des surfaces imperméables, adaptation des profils de voirie et dispositifs permettant à l’eau de s’infiltrer au plus près de son point de chute.
L’objectif est clair : éviter la concentration des volumes d’eau dans les canalisations et favoriser la recharge naturelle des sols.
Une solution adaptée aux petites communes
Ce retour d’expérience montre que des solutions sobres et efficaces peuvent être mises en œuvre, même dans des communes de taille modeste, sans recourir à des ouvrages lourds.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Il illustre une approche progressive et reproductible pour désengorger les réseaux et mieux gérer les pluies intenses, en s’appuyant sur la perméabilité des sols.
Localisation
Voiries communales
Rosières-aux-Salines (Meurthe-et-Moselle)
Source
Agence de l’eau Rhin-Meuse
Retour d’expérience : gestion intégrée des eaux pluviales de voirie
https://cdi.eau-rhin-meuse.fr/GEIDEFile/Fiche_REX_Rosieres_aux_Salines_042021.pdf?Archive=258584607676&File=Fiche%5FReX%5FRosieres%5Faux%5FSalines%5F042021%5Fpdf
Récupération et infiltration des eaux pluviales
Face à l’augmentation des épisodes de pluies intenses, certaines collectivités repensent l’espace public pour mieux gérer l’eau. À Saint-Martin-d’Hères, la place Lucie Aubrac illustre concrètement cette approche.

Quand la place publique devient un outil de gestion de l’eau
Située en cœur de ville, la place Lucie Aubrac est un espace très fréquenté, entouré d’équipements et traversé par des flux importants. Lors de sa requalification, l’enjeu était double : améliorer le cadre de vie tout en intégrant une gestion des eaux pluviales directement sur site.
Des jardins de pluie au cœur de l’aménagement
Le projet repose sur une succession de jardins de pluie, c’est-à-dire des îlots végétalisés légèrement en creux, capables de recueillir les eaux de ruissellement issues des cheminements piétons et des surfaces voisines. L’eau est stockée temporairement puis infiltrée progressivement dans le sol, sans évacuation systématique vers le réseau.
Ces dispositifs s’intègrent pleinement au dessin paysager de la place et rendent visible le cycle de l’eau dans l’espace public.
Un aménagement multifonctionnel
En plus de leur rôle hydraulique, les jardins de pluie apportent de la fraîcheur, de la végétation et des espaces de respiration en milieu urbain dense. La place devient ainsi un lieu à la fois fonctionnel, paysager et résilient face aux aléas climatiques.
Pourquoi cet exemple est intéressant
Ce projet montre comment une place publique peut devenir un outil actif de gestion des eaux pluviales, tout en restant un espace de vie attractif pour les habitants.
Localisation
Place Lucie Aubrac
Saint-Martin-d’Hères (Isère)
Source
Grenoble Alpes Métropole
La place Lucie Aubrac, un archipel de jardins de pluie
https://planclimat.grenoblealpesmetropole.fr/actualite/272/17-saint-martin-d-heres-la-place-lucie-aubrac-un-archipel-de-jardins-de-pluie.htm