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RESEAUX HUMIDES
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L’urgence à ralentir, infiltrer et stocker les écoulements

Résumé
  • La gestion des eaux pluviales a progressivement évolué pour répondre aux enjeux de protection des personnes, des infrastructures et des milieux naturels.
  • Avec l’urbanisation et l’augmentation des surfaces imperméabilisées, l’évacuation rapide des eaux pluviales a laissé place à une gestion plus intégrée au plus près de leur point de chute.
  • Ralentir, infiltrer et stocker sont aujourd’hui les principes clés d’une gestion durable des eaux pluviales.
Sujet transition écologique

L’urbanisation et l’imperméabilisation croissante des sols ont profondément modifié le cycle naturel de l’eau et augmenté les risques liés aux écoulements des eaux pluviales. Longtemps centrée sur l’évacuation rapide des eaux, la gestion des eaux pluviales privilégie désormais des approches visant à ralentir, infiltrer et stocker l’eau au plus près de son point de chute. Cette évolution permet de limiter les risques d’inondation, de préserver les milieux naturels, de réduire les pressions sur les réseaux d’assainissement et de mieux protéger les populations et les infrastructures.

L’impact des écoulements des eaux pluviales 

Les eaux pluviales sont des eaux issues des précipitations qui peuvent se charger en polluants au contact des surfaces et des activités humaines. Elles rejoignent le milieu récepteur ou milieu naturel par différents chemins : ruissellement sur des zones perméables ou imperméables, transport dans des réseaux unitaires ou séparatifs ou via des collecteurs naturels tels que les fossés pour rejoindre le milieu récepteur.

Lorsque les écoulements ne sont pas maîtrisés, ils peuvent provoquer différents désordres tels que l’érosion des milieux naturels, les inondations, les dommages aux infrastructures ou encore la dispersion de pollutions.

Désordres liés à l écoulement des eaux pluviales

 

Ces désordres se sont accrus progressivement avec l’augmentation des surfaces imperméabilisées et l’augmentation des surfaces urbanisées.

L’afflux important d’eaux pluviales a des conséquences  : 

  • Écologiques : 
    • L’apparition de zones ravinées ou érodées engendre une augmentation du ruissellement des eaux pluviales lors d’épisodes pluvieux.
    • Le débordement des réseaux d’assainissement peut entraîner des rejets non maîtrisés vers le milieu naturel et dégrader la qualité des eaux et des écosystèmes aquatiques.
    • L’afflux trop important d’eau usées diluées en tête de station d’épuration peut impliquer des rejets directs en milieu naturel via des surverses mais aussi des difficultés de traiter de manière optimum les pollutions entrantes en station d’épuration.
  • Économiques : 
    • Les inondations liées à l’imperméabilisation des sols et à la saturation des réseaux peuvent perturber durablement l’activité économique des territoires concernés.
    • Les inondations ont des conséquences sur les infrastructures telles que les bâtiments et les routes impliquant des dépenses pour assurer la reconstruction et/ou l’indemnisation des victimes.
  • Psychologiques :
    • Les personnes ayant subi les montées des eaux peuvent être traumatisées par les événements. Revivre des épisodes pluvieux similaires provoque un sentiment d’insécurité ou de peur.

 

Les solutions pour limiter les impacts d’afflux d’eau

Ainsi pour limiter les impacts des afflux d’eaux pluviales, différentes solutions sont proposées :

Les solutions pour limiter les impacts d afflux d’eau

 

Ces solutions visent à ralentir, infiltrer ou stocker les écoulements en limitant : 

  • La vitesse d’écoulement de l’eau
  • Les volumes d’eaux pluviales captés et collectés
  • Les volumes rejetés simultanément dans le milieu naturel
  • Les impacts des polluants captés sur le milieu naturel
  • Les incidences financières et économiques imprévisibles

 

D’un point vue écologique, une meilleure gestion des eaux pluviales répond aux objectifs de la loi Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) de 2006 et permet : 

  • D’améliorer la gestion des masses d’eau d’un point de vue quantitatif et qualitatif
  • De limiter les incidences hydrauliques et les impacts économiques
  • D’assurer un traitement satisfaisant des eaux arrivant en station d’épuration
  • De maintenir un bon état écologique des sols

 

Conclusion

Depuis plusieurs décennies, l’urbanisation s’est développée par vagues impliquant une augmentation des zones imperméabilisées et des volumes d’eaux pluviales à gérer.

Face à des épisodes pluvieux de plus en plus fréquents et de plus en plus violents, il est de plus en plus nécessaire de ralentir, infiltrer et stocker des eaux pluviales. L’intégration de la gestion des eaux pluviales au sein de tous les processus d’aménagement et de tous les projets permet de limiter les impacts des eaux pluviales sur le milieu naturel et sur l’activité humaine.

Image(s) : EGLEFOR

 

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Ont contribué à l’article :
Yannis Hagel Charles AIVAR
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